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Revente : Quelle plus-value pour une maison passive ?

Une maison passive offre bien des avantages à ses propriétaires, parmi lesquels la garantie d’importantes économies d’énergie et un confort intérieur optimal. Mais qu’en est-il d’un point de vue financier ? Une maison passive offre-t-elle nécessairement une plus-value lors de la revente ?
Un bien nécessairement valorisé sur le marché

Les constructions passives mêlent confort thermique, qualité de l’air intérieur et faible consommation énergétique. Elles doivent répondre à des exigences en termes de demande d’énergie, permettant ainsi d’assurer un confort optimal à ses occupants. On estime qu’en moyenne, une maison passive permet d’économiser entre 75 et 90% de l’énergie utilisée pour le chauffage et le refroidissement, par rapport à une maison traditionnelle. Une économie pouvant se chiffrer en milliers d’euros par an. Pour exemple, l’organisation de défense du consommateur au Portugal, Deco Proteste, a étudié les besoins en énergie d’une maison de 52 m² située à Ilhavo (Portugal), rénovée selon les principes passifs. L’organisme indique des économies annuelles potentielles pouvant dépasser 2 500€ (pour une maison de seulement 52 m² !). Ces économies d’énergie représentent une valeur ajoutée considérable, forcément considérée dans le prix de vente du bien. Un avantage concurrentiel lors de la revente, auquel s’ajoutent l’utilisation de matériaux de construction résistants et de haute qualité, la qualité de vie pour les occupants ainsi que la rareté des constructions passives sur le marché immobilier portugais. Autant d’éléments qui assurent une plus-value plus importante que pour une maison traditionnelle.

Concrètement, quelle peut être la plus-value d’une maison passive ?

Si les experts s’accordent à dire que les constructions passives, et plus largement les constructions écologiques, font de belles plus-values lors de la revente, peu d’études viennent confirmer cette opinion commune. Il est en effet difficile d’annoncer une plus-value concrète car elle dépend fortement de la zone concernée. En fonction du marché immobilier, la «  valeur verte  » du bien sera plus ou moins valorisée par les potentiels acheteurs : la construction écologique est-elle répandue dans le pays ? Quel est le prix de l’énergie ? La météo confronte-t-elle à des températures extrêmes ? Autant d’éléments liés à la situation géographique du marché immobilier et qui joueront sur la perception du prix du bien. Mais la tendance aux constructions écologiques et durables est bien réelle. Une étude dévoilée en 2017 par Harris Interactive indique que «  plus de 9 Français sur 10 accordent de l’importance aux caractéristiques écologiques d’un logement dans le cadre du choix ou de l’acquisition d’un nouveau logement, quasiment au même niveau que le critère de la taille.  » Toujours en France, une étude menée par les Notaires de France et dévoilée fin 2021 démontre l’impact des étiquettes énergie sur les prix de vente des maisons : En moyenne, les maisons d’étiquette énergie de classe A/B se sont vendues 9% plus cher que celles de classe D, toutes choses égales par ailleurs. Même constat aux États-unis, où une étude menée en Caroline du Nord en 2017 indique que les maisons ayant obtenu une certification écologique se sont vendues en moyenne 9,5% plus cher que les autres. Les estimations sont proches également en Angleterre, avec l’exemple de l’éco-village BedZED, situé au Sud de Londres et inauguré en 2002, où les logements se revendent aujourd’hui 5 à 10% plus cher que les logements conventionnels de même surface dans la région, selon Groundsure, autorité britannique en matière de risques environnementaux.

Une plus-value qui concerne également le marché de l’immobilier de bureaux. Knight Frank, société spécialisée dans l’immobilier d’entreprise à travers le monde, a dévoilé en septembre 2021 les résultats de son étude intitulée « Valeur des bâtiments durables : la certification écologique des bâtiments permet-elle d’augmenter leur prix de vente ? », qui portait sur des bureaux à Melbourne, Sydney et Londres. Les recherches de Knight Frank ont montré « une prime de 8 à 18 % sur le prix de vente des immeubles certifiés par rapport aux immeubles équivalents non certifiés BREEAM ou NABERS sur ces marchés, en fonction du niveau de certification. »

Au Portugal, le manque de recul et l’offre encore restreinte sur le marché de l’immobilier durable rend difficile l’indication d’une plus-value concrète, mais à en croire les voisins européens et les retours d’expériences aux États-unis, elle se situe actuellement autour de 10%.

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Photo : Pixabay

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